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- En 1976, naît la Société
Nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM), ex-Compagnie
Générale Transméditerranéenne. Une convention est
alors signée entre la SNCM et l'Etat pour assurer la
continuité territoriale entre la Corse et le continent
pour une durée de 25 ans.
- A la fin des années 1970, le
trafic passagers se développe rapidement et le concept
de "train des mers" fait son chemin. La SNCM
fait donc construire des car-ferries de grande capacité,
les navires Esterel (mis en service en 1981) et Corse
(1983), destinés à absorber les fortes pointes du
trafic estival sur la desserte Nice-Corse.
- En 1982, avec 1 406 000
passagers, le trafic de la SNCM sur la Corse atteint un
record qui durera près de 20 ans. Le trafic Corse-continent
français tendra par la suite à stagner ou à diminuer
jusqu'à l'arrivée sur ces lignes de la concurrence de
la Corsica Ferries et des NGV en 1996.
- A partir de 1988, sur décision
de l'Office des transports de la Corse, les cargos de la
SNCM et de la CMN sont aménagés afin d'accueillir également
des passagers (60 à 100 pour les premiers d'entre eux),
ce afin d'améliorer la desserte de la Corse en saison
creuse. C'est le début du concept de cargo mixte qui n'a
cessé de se développer depuis, les cargos embarquant désormais
jusqu'à 550 passagers.
- En 1988, la compagnie adopte un
nouveau logo, toujours d'actualité, et le nom commercial
de SNCM Ferryterranée, qu'elle utilisera pour
sa communication jusqu'en 2004. L'exigence de qualité se
fait plus grande et des navires plus confortables sont
mis en service, comme le Danielle Casanova (actuel
Méditerranée) en 1989.
- En 1990, la SNCM se lance dans
la desserte estivale Italie-Corse, alors en pleine
croissance, avec sa filiale Corsica Marittima. Elle
assurera des traversées sur l'Italie, principalement au
départ de Livorno, chaque été jusqu'en 2003.
- En mars 1996, le NGV Asco
est le premier navire à grande vitesse à transporter
des passagers et leur véhicule entre la Corse et le
continent. Il établit le record de la traversée Nice-Calvi
en 2h23. En juillet de la même année, son jumeau, le NGV
Aliso le rejoint sur les lignes de Nice où il
remplace numériquement l'Esterel.
- En avril 1996, est mis en
service le Napoléon Bonaparte entre Marseille
et la Corse, autant critiqué pour son coût (plus de 1,1
MdF facturés par les Chantiers de l'Atlantique)
que loué pour la qualité de ses prestations.
- En 2000, boosté par le très
grand succès commercial des navires à grande vitesse et
notamment par la mise en service du NGV Liamone
en juin, le trafic passagers de la SNCM bat son record de
1982 avec 1 432 000 pasagers transportés entre
la Corse et le continent français. A ce jour, ce record
tient toujours.
- Depuis le 1er
janvier 2002, la SNCM poursuit sa mission de service
public. Elle assure, avec la CMN, la desserte Marseille -
Corse dans le cadre d'une convention de délégation de
service public signée avec la Collectivité Territoriale
et l'Office des Transports de la Corse, sous
l'approbation de l'Assemblée Territoriale de Corse, pour
une durée de 5 ans, moyennant une compensation financière
maximale de 455 millions d'euros pour les deux opérateurs.
Dans ce cadre, de nouveaux navires sont mis en service :
pour la SNCM, le cruise-ferry Danielle Casanova
en 2002 et le cargo mixte Pascal Paoli en 2003.
- En 2003, en difficultés
financières, la SNCM adopte un plan de restructuration
assorti d'une recapitalisation par l'Etat de 69 millions
d'euros, approuvée dans son principe par la Commission
européenne. La Cour européenne de Justice juge néanmoins
son montant excessif d'une douzaine de millions d'euros
dans un arrêt de juin 2005.
- En octobre 2005, une page de
l'histoire de la compagnie se tourne. Face à la
persistance des difficultés, en dépit de plusieurs
dizaines de millions d'euros d'avances de trésorerie et
de la vente des deux premiers NGV, l'Etat décide de
privatiser la SNCM à 75%. Il s'engage notamment à
maintenir la flotte à 10 navires, à apurer 113 millions
d'euros de dettes et à financer des réductions
d'effectifs, sans licenciements secs, pour un coût estimé
à 35 millions d'euros.
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